|
|

Xavier profite du WiMAX
Isabelle Boucq et Emmanuel Genty
Les solutions pour surfer en haut débit sans l'ADSL
[ SATELLITE, CPL, WIMAX, RTC COMPRESSÉ ]
Xavier profite du WiMAX
Passé au WiMAX en mars 2005, cet internaute est heureux. Les coupures sont rares pour ce télétravailleur dont l'activité est très liée à Internet.
Isabelle Boucq et Emmanuel Genty
, Micro Hebdo,
le 04/05/2006 à 07h00
Parisien frustré de verdure, Xavier de Mazenod raconte avec humour qu'il
« tirait des plans sur la tomette »
jusqu'au jour où il repère sur Internet une maison entourée de
40 hectares de terrain, dans l'Orne. Mais avant de quitter la capitale, Xavier se renseigne sur la question épineuse du débit, son activité dépendant trop d'Internet.
Le conseil général, qui vient de lancer un appel d'offres pour connecter le département en WiMAX, lui promet le haut débit pour l'automne 2004.
« Finalement, nous sommes passés au WiMAX en
mars 2005. Entretemps, je profitais de mes voyages à Paris pour aller chez McDonald faire mes gros téléchargements sur leur réseau Wi-Fi gratuit »,
se souvient-il, en évoquant cette période pendant laquelle il avait dû
faire machine arrière et surfer à 30 kbit/s... dans les meilleurs jours. Très impliqué, Xavier a tenu le journal de l'arrivée du WiMAX sur son blog, Zevillage. net.
Côté investissement, le conseil général a financé l'opération avant de passer la main à l'opérateur Altitude Télécom pour l'exploitation. Le haut débit arrive aux portes du département par de la fibre optique puis est distribué
en WiMAX grâce à 28 émetteurs stratégiquement placés sur des points situés en hauteur tels que des châteaux d'eau. De là, la connexion arrose le secteur par le biais de quatre antennes tournées vers les points cardinaux, et les abonnés la
captent grâce à l'antenne installée à leur domicile.
Après un an d'abonnement au WiMAX, Xavier est un internaute heureux. « Les coupures sont rares et j'en suis toujours informé. Je ne pouvais pas en dire autant de l'ADSL lorsque je vivais à Paris, résume-t-il.
Les trois ordinateurs de la maison sont connectés à un réseau CPL interne. Ainsi, quand les enfants font du téléchargement, mon débit n'est pas ralenti. »
Xavier est si satisfait de sa nouvelle vie dans l'Orne qu'il
tente d'y attirer d'autres télétravailleurs rêvant de se mettre au vert, en particulier au moyen de son blog.
Il s'est jeté à corps perdu dans le combat des zones rurales pour garder ou attirer de nouveaux habitants grâce à l'Internet à haut débit. Deux ont déjà sauté le pas, quelques autres candidats sérieux y réfléchissent.
Comment ça marche
Comme le Wi-Fi, le WiMAX (pour
Worldwide Interoperability for Microwave Access) est une
technologie de transmission de données par ondes radio. Le Wi-Fi utilise la bande de fréquences de 2,4 GHz et
le WiMAX, celle de 3,5 GHz. Ses possibilités sont bien plus larges puisque là où le Wi-Fi plafonne à une portée de 500 m environ, le WiMAX atteint les 20 km pour le WiMAX. Le débit peut atteindre 70 Mbit/s, soit trois fois plus
que les meilleures offres ADSL actuelles.
Mais attention, pas question d'installer le WiMAX tout seul dans son coin. Il faut, pour l'instant, profiter d'un déploiement de réseau organisé par une collectivité locale. C'est le cas en Vendée et dans l'Orne, par
exemple, avec l'opérateur Altituder Télécom (filiale de Free), le seull habilité en France, pour le moment, à créer ce genre de réseau.
Les particuliers intéressés peuvent alors souscrire un abonnement de 24 mois minimum. Pour 39 euros par mois, plus une caution de 100 euros pour le prêt de l'antenne, ils ont droit à un débit de
1 Mbit/s. Mais il faut ajouter à ces chiffres le coût de l'installation, qui doit être effectuée par un opérateur agréé par Altitude Télécom. Pour cela, comptez entre 150 et 300 euros.
L'antenne extérieure est reliée à un boîtier fourni, lui-même directement connecté au micro par un câble réseau, ou à un routeur Wi-Fi, si l'utilisateur préfère surfer sans fil. Attention, avec l'abonnement
« simple »
d'Altitude Télécom, il est impossible de pratiquer la voix sur IP à travers un logiciel comme Skype. Pour activer cette fonction, il faut ajouter 6 euros par mois.
|
|

|