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Olivier mise sur le satellite bidirectionnel
Isabelle Boucq et Emmanuel Genty
Les solutions pour surfer en haut débit sans l'ADSL
[ SATELLITE, CPL, WIMAX, RTC COMPRESSÉ ]
Olivier mise sur le satellite bidirectionnel
Ce travailleur indépendant a fait poser une parabole et installer un modem satellite et un routeur. Depuis 18 mois, il surfe à la vitesse de 1 Mbit/s.
Isabelle Boucq et Emmanuel Genty
, Micro Hebdo,
le 04/05/2006 à 07h00
Après 12 ans à Paris et 12 ans en banlieue toulousaine, Olivier Allais ne supportait plus la ville. Il la quitte pour s'installer dans un petit village des Hautes-Corbières, dans la région de Carcassonne.
« Ici, on est loin de tout. De chez moi, je ne vois personne »,
résume-t-il.
Dès le départ, les communications s'annoncent difficiles puisqu'il lui faut six mois pour obtenir une ligne téléphonique !
« Après des années en accès à haut débit au bureau et à la maison, il me
fallait trouver une connexion rapide surtout pour mon travail de développeur indépendant »,
se souvient-il. Les vagues promesses de son conseil général ne l'ayant pas convaincu, il décide de prendre les choses en main.
Il apprend que le conseil régional de Languedoc-Roussillon offre des subventions aux entreprises qui font le choix du satellite bidirectionnel. Travailleur indépendant, il peut prétendre à cette aide dont l'obtention se révélera
un véritable parcours du combattant pour cause de changement de majorité aux élections suivantes.
« Un installateur a posé la parabole et installé le modem satellite et le routeur. Il n'y a pas eu de problème,
raconte Olivier qui surfe sur le satellite à la vitesse de 1 Mbit/s depuis environ 18 mois.
Au jour le jour, il y a rarement d'interruption de service et, au pire, la connexion revient en 10 minutes. Le gros problème reste le temps de latence : le ping est de 800 ms. »
Du
coup, jouer en ligne est exclu. En plus, un filtre empêche le fonctionnement des logiciels peer to peer. Olivier partage sa connexion avec deux voisins, le plus proche par câblage et l'autre par Wi-Fi.
« On s'arrange à la bonne franquette, mais je m'inquiète pour la pérennité de notre installation après le dépôt de bilan d'un gros distributeur. »
Quand il rend visite à sa fille,
à Toulouse, où elle surfe à 20 Mbit/s, reçoit 100 chaînes de télévision et téléphone sur Internet, il se dit qu'il y aura toujours des oubliés du haut débit.
« Tout le monde en haut débit à la fin 2007 ? Nous, on
n'aura jamais rien et on continuera à devoir se débrouiller »,
prophétise Olivier.
Comment ça marche
Les services d'accès au satellite bidirectionnel sont, a priori, destinés aux entreprises. Les informations circulent dans les deux sens entre la parabole et le satellite. Seulement, le tarif est très élevé. Pour un
« simple »
particulier, les offres les plus accessibles sont dites unidirectionnelles. Le satellite envoie les données vers le sol mais ne reçoit rien en retour.
Pour envoyer ses propres données (courriels ou simples requêtes d'accès à des pages Web, par exemple), l'internaute utilise une liaison téléphonique classique, par l'intermédiaire d'un modem RTC et d'un abonnement
supplémentaire auprès d'un fournisseur d'accès
« traditionnel ».
Du modem, la requête est envoyée vers les serveurs du fournisseur d'accès satellitaire qui récupère les informations nécessaires sur le Web et les envoie sur le satellite ; celui-ci servant de relais, il rebascule les
données vers la parabole, reliée au modem satellite. Ce dernier, qui sert à décoder les informations reçues, prend généralement la forme d'une carte PCI à insérer dans le micro. Il est souvent inclus dans les offres d'abonnement.
Parmi les fournisseurs d'accès disponibles, citons SkyDSL dont les offres intéressantes varient de 29,90 euros par mois pour une liaison 1 Mbit/s à 69,90 euros par mois pour une liaison 16 Mbit/s. Les frais
d'activation et d'achat du matériel (carte modem satellite, parabole) s'élèvent à 134 euros mais sont parfois offerts. Astranet, quant à lui, facture 22,95 euros par mois une liaison 512 kbit/s et 43,95 euros par mois une liaison
1 024 kbit/s. Dans les deux cas, un kit de démarrage, comprenant tout le matériel et les frais d'activation, est facturé 119 euros.
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