Au 31 décembre 2005, la France comptait environ 9,5 millions d'abonnements à Internet en haut débit, d'après le dernier rapport de l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, ex-ART). Ce
qui représente une progression de 11,6 %, soit environ 1 million supplémentaire, par rapport à la fin du trimestre précédent.
Quand on parle de haut-débit, c'est à l'ADSL que l'on pense en premier. Effectivement, avec 8,9 millions d'abonnements, cette technologie domine largement dans nos chaumières. Ou plutôt dans les villes, préfectures,
sous-préfectures et chefs-lieux de canton. Car les chaumières, les vraies, telles que les habitations reculées ou les petites communes de quelques centaines d'habitants, en sont privées.
La fracture numérique entre l'Internet des villes et l'Internet des champs reste bien réelle. La faute à un déploiement de la technologie ADSL qui ne couvre pas l'ensemble du territoire. Selon les derniers chiffres de France Télécom,
96 % des Français sont
« éligibles »
à l'ADSL. Ce qui ne signifie pas que la répartition soit équitable. Par exemple, cela concerne 100 % de la population parisienne, 96 % dans le Gard et
seulement 67 % en Lozère (chiffres FranceTélécom).
Ce qui n'indique pas, non plus, qu'ils aient tous accès à tous les services proposés par les fournisseurs d'accès mais qu'ils peuvent ranger leur vieux modem 56 kbit/s pour surfer, au moins, à 512 kbit/s.
Quatre parades à l'absence d'ADSL
Restent donc 4 % d'internautes
« liés »
à leur modem RTC. Si leur nombre a chuté de 30 % en 2005, cela représente encore près de quatre millions de personnes. Plus ou moins
désabusées selon leur situation. Il y a celles à qui cela suffit, pour relever leur courrier ou surfer de temps en temps. Il y a celles qui attendent que l'ADSL arrive jusque chez elles.
A ce moment-là, elles troqueront leur modem contre une
« box »
toute neuve. Et il y a celles qui n'ont pas pu patienter et qui ont voulu quand même profiter des joies du haut-débit,
malgré leur situation géographique. Quelles solutions ont-elles donc trouvé ? C'est la question sur laquelle nous nous sommes penchés. Nous avons relevé quatre principales parades : le satellite, le WiMAX, le CPL et les logiciels
d'accélération de la connexion. Et comme nous étions dans l'impossibilité de tester simultanément ces technologies, nous sommes partis à la rencontre d'utilisateurs plus ou moins comblés.
Leurs témoignages prouvent en effet qu'il n'est pas toujours facile d'arriver à ses fins. Pour un simple particulier qui agirait seul, l'accès satellitaire reste le moyen bénéficiant du meilleur rapport performance/ prix. Pour le CPL
et le WiMAX, les coûts et l'absence d'infrastructure réelle obligent à passer par des offres mises en places par des collectivités locales. Si rien n'est fait dans votre département, vous pourrez difficilement effectuer ce choix. Et là, il ne vous
reste plus qu'à alerter votre député ou votre conseiller général, bon courage !